vendredi 25 juillet 2008

Elle est partie

C'est vendredi soir, et je profite de ce que les filles regardent un peu la téloche, pour revenir vers mon petit échapatoir.
Mercredi, madame est partie dans sa location. Pas très loin de la maison ( 5 kilomètres tout au plus), mais partie. Elle devait le faire plus tôt, mais bon, vous savez ce que c'est, elle a trouvé une ptite maison en location via une agence, et au dernier moment de signer le contrat, l'agence se rend compte qu'lle a oublié de faire signer à mes "beaux" parents un petit paragraphe concernant le fait qu'ils se portent caution. Du coup, tout a été décalé d'une semaine.
Moi, je reprends le boulot lundi, et du coup je ne profite des filles réellement que 4 petits jours. Après, c'est madame qui les garde jusqu'à fin aout. Mais en contrepartie de ce retard, je les prendrai tous les week ends.
Le premier soir a été difficile, pour les filles. La dernière demandait sa maman, la grande s'est mise à pleurer dans mes bras, quant à la seconde, comme d'habitude, elle n'exprime rien.
Moi là dedans? Pour l'instant, j'ai les filles, mais dimanche soir, je ne le sens pas du tout.
Le chat est déjà parti, donc plus de miaulements intempestifs à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, et quand j'aurai laissé les fille chez leur mère, je vais me retrouver dans cette grande maison, sans un bruit, si ce n'est celui de l'horloge de la cuisine qui décomptera lentement les secondes qui s'égrènent.
J'essaie de faire bonne figure, mais hier soir déjà, seul devant la télé à laquelle je ne prêtais aucune attention, le vide s'est installé en moi. Un coup de blues indescriptible. A se demander, vais je y arriver, pourquoi suis je dans ce merdier sans nom, comment les filles vont elles le prendre, comment vais je l'assumer?
A cela s'ajoute que nous n'avons toujours pas signé notre convention de divorce. En fait, c'est le chat qui se mord la queue. Tant que je n'ai pas l'accord de prêt pour la reprise de la part de madame, pas de signature chez le notaire, donc pas de signature chez l'avocat. Mais aujourd'hui, j'ai eu une bonne nouvelle, les choses s'annoncent plutôt bien de ce côté! OUF, une épine dans le pied en moins.
Voilà pour ce soir. Mais je vais revenir vite, car maintenant, le temps, je l'aurai! Une semaine sur deux.

vendredi 27 juin 2008

Petites nouvelles

Quoi de neuf depuis la dernière fois? Et bien je vais pas si bien que cela. Les humeurs sont très très variables. Madame future ex est toujours à la maison, mais elle s'active pour trouver un logement. La semaine prochaine, elle va visiter une petite maison avec trois chambres. Tant pis pour les filles, mais il y en a deux qui devront dormir dans la même chambre. D'ailleurs nous avons acheté des lits superposés d'occasion, que je vais chercher ce soir. Les achats ont débuté. Lave linge et sèche linge tous neufs pour Madame. Moi, j'ai commandé une centrale vapeur sur internet. De toutes façons, il va bien falloir que je m'y mette à ce satané repassage. Il ne manquait plus que cela aux taches que je ne faisais pas. Donc même quand je serai seul avec les filles, de ce côté là, je ne serai pas perdu.
Mais il n'empêche, qu'est ce que c'est dur. Par moments, c'est vrai, l'envie de tout lâcher m'effleure l'esprit. Mais j'essaie de tenir bon. Ce qui me fait le plus mal au coeur, c'est lorsque je pense aux moments que nous avons passés ensemble. Cela, c'est dur. Je lui en veux de stopper net une histoire qui pourtant à mon avis ne devait pas s'arrêter, du moins pas maintenant. Pourquoi cette fichue jalousie permanente n'a t'elle fait qu'empirer? Un amour gâché sans doute à cause de cela, un couple coulé.
Mais la machine est en route, et sur celle là, Madame future-ex n'a pas pris l'option marche arrière. Nous attendons que le notaire se dépêche un peu pour faire la convention de liquidation de partage de la communauté, pour que nous puissions la transmettre à notre avocate, pour lancer cette formidable machine, qu'est la machine judiciaire.

dimanche 8 juin 2008

C'est le week end

Debout très tôt, 5H45, et très mal dormi. J'ai encore dormi sur le canapé. Alors du coup, comme j'étais debout assez tôt, j'en ai profité pour aller faire un joli tour de VTT d'un trentaine de kilomètres en bord de mer et sur des jolis chemins. Je pensais que cela aurait le mérite de m'aérer l'esprit, mais par moments, c'est comme s'il y avait un petit diable au dessus du cerveau qui vous pousse à ne penser qu'à votre future ex. Et dans ces moments là, n'allez surtout pas croire que c'est en bien que vous pensez d'elle. Plus le temps passe, et plus malheureusement je commence à la détester réellement. Je la traite de tous les noms dans mon coin, et cela m'évite au moins de le faire en réalité. J'appréhende les vacances d'été qui approchent. Pratiquement un mois et demi où elle sera à la maison. Il faut absolument que je parte avec les filles ne serait qu'une semaine, sinon je vais craquer.
D'après l'avocate que nous avons en commun, si tout se passe bien, le divorce ne devrait pas être prononcé avant fin septembre. Il faut qu'elle ait quitté la maison parce que l'on ne tiendra pas comme cela. Je m'en veux de m'emporter surtout devant les filles. Elles n'ont pas à subir ce combat entre adultes. Mais c'est si fort, qu'il faut que ça sorte. Toutes mes excuses les filles!
Hier, c'était la kermesse des deux dernières, et je n'y suis allé que pour voir leurs représentations. Ensuite je suis rentré, parce que Madame future ex tenait le stand des gateaux. Et savoir qu'elle est là, je n'y arrive pas. Je ne peux même pas la regarder tant elle me dégoute. Mais je me dis qu'avec le temps cela passera. Si on ne se dit pas cela, ce ne sera que vivre avec de la rancoeur. Et me connaissant, je n'ai pas le pardon facile. D'ailleurs ai je quelque chose à lui pardonner? Peut on lui pardonner de demander le divorce? Je ne crois pas. C'est sans doute la meilleure façon pour l'avenir de mieux vivre, mais je ne lui pardonnerai pas. Et elle le sait!
Tout ce que j'espère c'est que je ferai ce qui est de meilleur pour les filles. Vivre pour elles d'abord, et pour moi aussi par la suite. J'ai bien le droit à un petit peu de bonheur. Il y aura bien quelqu'un quelque part qui a besoin DE moi et qui m'attend. Je ne suis pas quelqu'un à pouvoir rester vivre seul. Une compagnie m'est indispensable.

lundi 2 juin 2008

Tensions

Le week end est passé, et il a de nouveau été le théâtre de tensions. Il est difficile d'y échapper malgré les efforts que j'essaie d'y mettre. Je me laisse dépasser par mes émotions, et il faut à nouveau que je dise ce que j'ai sur le coeur. Et ce n'est que de la rancoeur. Le mal de supposer d'avoir été trahi. Le mal de pouvoir imaginer que votre femme puisse avoir eu, ou ai des sentiments pour un autre homme. Suis je idiot d'avoir cru en cette toute puissance du mariage. Ce lien qui unit deux êtres pour le meilleur et pour le pire. Mais ne pouvait on me dire que ce pire, c'est le divorce.

Je ressasse et redit tout le temps les mêmes choses, ces choses qui torturent l'esprit. J'espère que lorsque le divorce sera prononcé et que je me retrouverai seul dans cette grande maison que ce ne sera pas trop dur à digérer. Le bruit des enfants, leurs rires, leurs bisous du soir, une semaine sur deux.

C'est dur!

vendredi 16 mai 2008

Week end

C''est parti. Nous sommes vendredi soir, et le week end est là. Les filles sont déjà là, mais pas madame, donc la tension n'est pas encore présente. Mais je sais que dès qu'elle va arriver, ce sera fini pour deux jours. Pourquoi? Ne me le demandez pas, je ne le sais pas moi même. Est ce si dur d'avoir encore à ses côtés celle que l'on sait qu'elle a demandé le divorce et qu'elle va s'en aller?
Surement.
Mais en à écouter les gens avec qui je me décide enfin à discuter en sortant de mon mutisme ,c'est la belle vie qui va venir après! Donc, si je comprends bien, une bonne claque en pleine figure, et après, c'est que du bonheur? Si j'avais su, je n'aurais certainement pas attendu quinze ans.
Mais mon Dieu ( ou qui vous voulez), qu'est ce que tout cela peut être dur. On ne s'y attend pas.
Une sensation de déchirement. Comme si l'on était devant une falaise, et que le bord se dérobe sous vos pieds, et que vous n'avez rien pour vous raccrocher, et cette chute qui ne cesse.

mercredi 14 mai 2008

Quelle tension

Quelle tension
Ce soir, je rentre du boulot, et ô joie, ma future ex m'annonce joyeusement qu'elle a pris rendez vous avec un avocat! Merci d'avoir attendu que nous le choisissions en commun, et à une date commune également. Comme déjà auparavant, j'apprends les nouvelles une fois les décisions prises.Bref, rien de mieux que de remettre un peu de tension dans cette vie déjà assez compliquée.Hier soir, il a fallu que je me décide à aller voir mon p'tit toubib! Les émotions, le sommeil, le psychique, le physique ne suivaient plus. Alors il fallait faire quelque chose. Pas top les médicaments, mais parfois il faut savoir faire abstraction de certaines choses et accepter que l'on est comme tous les autres, et que un petit coup de pouce peut vous aider à gérer l'ingérable.De mon côté, au boulot, je suis allé voir un collègue (directeur des crédits), ça aide, afin qu'il me donne des lumières sur la reprise du prêt de la maison, que je tiens absolument à garder, pour que les filles aient un repère bien à elles, et pour englober la " soulte " de madame. Mais ne m'appelant pas Rothschild, il me faut me remettre à l'évidence, je vais devoir repayer une maison pratiquement finie d'être réglée, et repartir seul pour 20 ans! Mon Dieu, 20 ans!En aparté, je vais vous raconter comment l'on peut devenir encore plus jaloux que jaloux. Mais si, c'est possible. Nous sommes à quelques jours de Noël 2006. Les cadeaux des filles sont dans le coffre de la voiture de madame. Je me dis, je vais y aller jeter un coup d'oeil pour voir si les paquets sont faits. Impeccable! Puis là, un tout petit paquet avec une enveloppe. Je me dis, elle m'a fait un cadeau, super. Par curiosité je lis le message au travers. Mais là, ce n'est pas mon petit nom qui apparaît. J'ouvre, et là un joli mot à un collègue de boulot. Ni une ni deux, j'ouvre le paquet de rage et là, souffle coupé. Des dessous masculins pour lui. Et ce mot gravé à jamais dans ma tête: j'aimerai être la seule à te voir le porter! Je ne vous raconte pas le reste. Et dans cette histoire, on ose me dire que je n'ai pas confiance! Il s'agissait paraît t'il d'un pari stupide selon elle.

lundi 12 mai 2008

Toute cette tristesse

Dans ce blog, je vais raconter au fil de l'eau comment je suis arrivé dans la situation qui est la mienne, et malheureusement si fréquente, celle du divorce.
Avant toute chose, je voudrais simplement dire aux personnes qui sont atteintes d'une jalousie maladive comme moi, qu'il ne faut pas attendre, consultez!
Mais dans un prochain post, je raconterai aussi que certaines situations peuvent laisser place à un très gros doute, même si l'on vous explique par A+B que c'est vous qui faites fausse route.
Moi, je me suis cru plus fort que les autres, et je me retrouve au pied du mur. Ma femme ne l'a plus supporté, et elle s'en va. Mais ma jalousie n'est pas la seule coupable, loin s'en faut.
Mais maintenant, le mal est fait, et la dernière chance que nous nous étions donnée, que j'avais refusé la première fois, mais que maintenant j'étais enfin prêt à faire, elle la refuse. Dommage pour moi, et la douleur de me retrouver bientôt seul avec mes trois filles, me paraît insupportable.
Voilà donc ce que je laisserai sur ce blog, mes joies et mes tristesses, mes envies de me battre ou de laisser tout tomber. Et non, l'homme tout puissant, ça n'existe pas.