vendredi 27 février 2009

Un grand merci à quelqu'un qui en vaut la peine

Aujourd'hui, et avant de continuer, je voudrais dire un grand merci à une femme, qui s'appelle Virginie, et qui est dotée d'un coeur gros comme cela.
Au mois d'octobre, alors que ma peine était aussi immense que celle d'aller voir de l'autre côté si c'est aussi moche qu'ici, un petit bout de femme que je ne connaissais que depuis peu, a senti un soir, dans ma voix, et mes réactions sans doute que l'improbable allait se passer. Je lui avais promis de la rappeler dans la soirée, et je ne l'ai jamais fait, et pour cause.
Ne jugez pas l'acte que j'ai commis, j'ai entendu de tout à ce sujet là. Mais ce petit bout de femme, elle, a fait ce qui fait que je suis encore là à pouvoir l'écrire.
Elle a appelé les pompiers, et je me suis réveillé le lendemain aux urgences psy! Et elle, contrairement à Mme-ex, s'est inquiétée les jours suivants également de ma santé. Non, comme le soutiendra Mme-ex, ce n'était pas un appel au secours, et oui, je sais, mes trois filles n'ont pas demandé à venir sur terre, et surtout pas que je leur impose cela.
Mais croyez moi, sans me juger, que dans ces moments là, même ce qu'il y a de plus beau au monde ne suffit plus à vous convaincre que ce que vous faites est terrible.
Mais j'aurai l'occasion d'en reparler, car c'est un sujet sur lequel on peut débattre des heures, et sur lequel je veux absolument que vous ayez l'occasion de savoir et d'apprendre ce que vous ne voulez peut être pas entendre, les tenants et les aboutissants de ce qui peut amener à ce geste.
Mais encore merci à Virginie, une femme au grand coeur, qui elle aussi n'a pas été gâtée par la vie avec son ex.

jeudi 26 février 2009

Par où commencer?

Reprenons un peu le cours des septs mois qui se sont écoulés.

A en lire mes derniers messages de l'année dernière, la séparation, où plutôt le départ de Mme-ex de la maison avait été assez difficile. Je n'ai eu la garde des filles que les week-ends du mois d'août. On n'est pas préparé à cela. Au début, c'est le vide total. La dernière fois où je me suis retrouvé tout seul, cela datait du mois de février de l'année dernière.

Le matin, comme il faisait beau, je suis parti au boulot en moto. Le midi, je rentre et remarque que notre voiture ( un 806 Peugeot très utile pour caser la tribu ) n'est pas devant le garage. C'est les vacances, je me dis qu'elles ont du partir faire quelques courses et que je vais toujours préparer à manger. Je rentre dans la salle, et là, un mot qui tient sur un post- it! Je suis partie avec les filles, n'essaie pas de me joindre!

Panique totale.

J'appelle sa soeur pour savoir si elle est au courant, si elle sait où elle a pu partir avec NOS filles. Réponse négative. Dans la soirée, elle daignera enfin répondre sur son portable.

Et c'est là que l'inacceptable se révèle. Elle est chez sa soeur, à 750 kilomètres de la maison. Chez cette soeur qui a osé me dire qu'elle ne savait pas où elle avait pu partir!

Pendant toute cette journée, les idées les plus folles me sont passées par la tête, comme les plus morbides d'ailleurs. Il aurait pu arriver n'importe quoi sur la route, que je n'aurais même pas pu embrasser mes filles!

vendredi 20 février 2009

Le retour

Je me décide à revenir et à raconter ce qui s'est passé depuis que mon ex, ce coup ci c'est officialisé, a quitté définitivement le domicile.
Quatorze kilos en moins plus tard, le jugement de divorce prononcé, c'est avec beaucoup de difficultés que je reprends la plume.
Il va m'en falloir du temps à mettre par écrit tout ce qui s'est passé. Un pas beaucoup de bien, pour énormément de choses très désagréables.
Mais je vais prendre le temps de repenser à la chronologie de ma descente aux enfers. Et vous constaterez que malheureusement, je suis passé par quelque chose de pas trop agréable à dire. Mais patience, si vous avez du temps à me consacrer, vous verrez que pour moi, comme pour beaucoup de monde dans ce cas là, le divorce est quelque chose à vivre auquel on n'est pas préparé du tout.
Avant, ce sont toutes les belles résolutions, mais quand on y est, on peut en jeter à la poubelle la majeure partie, car rien ne se déroule vraiment comme on l'avait espéré.
A suivre!