samedi 4 avril 2009

Livres

Cela fait une semaine que je n'avais pas mis un petit mot. Pas que ce ne soient l'envie ni le temps qui me manquent, mais plutôt l'énergie.
La semaine dernière, ou plutôt celle d'avant, j'ai bougé mes fesses (du moins ce qu'il en reste) et suis allé acheter 3 bouquins. Ne me demandez pas d'où m'est venue cette idée, moi qui ai horreur de lire!
Voici ce que j'ai pris:
" Tout savoir sur le suicide pour mieux le prévenir " de Pierre SATET, très très intéressant, parce qu'il explique, ou donne des voies de compréhension du suicide à ceux qui côtoient des personnes suicidaires. Quelles sont les idées fausses sur le suicide, quels sont les facteurs de risque, quels sont le signes avant-coureurs, les éléments déclenchant, comment aider les personnes dépressives, etc...
Comme le dit l'auteur, "il ne s'agit pas d'être contre le suicide -tout jugement moral sur ce sujet est inacceptable- mais d'être pour sa prévention."
"Nul ne peut contester à l'être humain, qui n'a pas choisi l'heure de sa naissance, la liberté de choisir celle de sa mort. Sauf que ce n'est, le plus souvent, que la décision de ceux qui ont perdu toute liberté. Le suicidaire n'a, momentanément du moins, plus le choix. Sa souffrance est telle qu'elle le submerge, lui ôte toute option; la seule possibilité qui s'impose pour tuer cette souffrance, c'est de se supprimer."
Le second livre, est: " Leçons de vie " de Elisabeth KUBLER ROSS. Je ne l'ai pas encore terminé, mais il est tout aussi intéressant. Leçons de vie à assimiler au cours d'une vie, le sens de nos désirs, de nos peurs, de nos espoirs, l'amour, le deuil, le pouvoir, la culpabilité, la peur, le pardon ou encore le bonheur.
J'aurais du le lire il y a bien longtemps. Je me rends compte que par ma faute, j'ai gâché le bonheur des autres, et le mien.
Et enfin, le troisième, "Une vie après la vie " du Dr Moody. Des récits de personnes qui ont vécu des NDE ( Near Death Experience ), un passage à un moment de leur vie par la mort ,quelques instants, minutes, et racontent quasiment toutes les mêmes sensations: la traversée d'un long tunnel, la sortie de leur corps, un grande lumière, etc.... Un peu fatigant à la fin! Et la dernière page, qu'il a rajouté justement, est par rapport au tentatives de suicides! Ceux qui ont fait des TS et y ont réchappé, racontent que pour eux, c'était très désagréable. On emmène son mal être de l'autre côté.
Mais chacun pense ce qu'il veut, une autre étude dit l'inverse, mais par contre, ces personnes là ne l'ont jamais refait, parce qu'elles pensaient qu'elles avaient quelque chose à finir sur terre avant.
Voilà mes lectures.
Deuxième semaine d'antidépresseurs. Je suis complètement fatigué. Mais je ne vois pas encore l'effet, si effet il doit y avoir.
Pour finir aujourd'hui, juste un passage du livre de Pierre SATET ( dont le fils s'est suicidé ):
"Ce qu'il ne faut surtout pas faire avec un suicidaire: JUGER, MORALISER, CRITIQUER. Les phrases du type ,tu te rends compte de ce que tu vas faire?, as tu pensé à tes enfants, à tes parents?,ne servent qu'à le culpabiliser et ajouter à son trouble. Bien sûr qu'elle y a pensé, et si elle a décidé de passer outre, c'est que le problème est grave."
Bien sûr que j'y pense chaque jour!!!!!!

jeudi 26 mars 2009

Médocs

Hier soir, et malgré le refus que j'avais contre la prise d'antidépresseurs,ajoutée à cela une journée terrible émotionnellement et nerveuseument, je suis donc allé prendre ces petits médicaments à la pharmacie!
Mais quand je lis les contre-indications je ne sais si c'est vraiment la bonne solution, malgré le réconfort d'un spécialiste en la matière, mon cher psy, voici quelques effets indésirables fréquents:
"suicide, idée suicidaires: la dépression est associée à un risque accru de pensées suicidaires et de suicide!"
Génial, comme si j'avais en plus besoin d'en rajouter une couche! "L'expérience clinique générale laisse penser que le risque de suicide peut augmenter au cours des premières périodes de rétablissement." En gros, si je vais mieux par la suite, j'aurais envie de........!
"Les patients ayant des antécédents de comportement ou de pensées suicidaires, ou ceux exprimant un degré significatif d'idées suicidaires avant le début du traitement, présentent un plus grand risque de pensées suicidaires ou de tentatives de suicide et doivent être surveillés étroitement."
Je pensais que c'était pour mon bien. De toutes façons, c'est la dernière chose que je puisse faire. Après, qui "vivra", verra.

samedi 21 mars 2009

Sacrée soirée

Hier soir, j'ai passé ma soirée sur le canapé avec toujours la même musique en fond sonore.
Quand arriverai je à avoir des pensées positives? Elles existent pourtant, mais elles sont si brèves. Mes filles, ne pas les oublier. Je me dois d'être là. Elles n'auront jamais personne d'autre à qui dire "papa".
Je sais que c'est inimaginable pour beaucoup de monde de pouvoir penser que l'on puisse les laisser. On pourra employer toutes sortes de mots: lâcheté, abandon, non responsabilité, et que sais je encore?
Mais je puis vous assurer que dans toute une vie, il peut exister quelques fractions de secondes où plus rien n'a d'importance. Et surtout, bien pire, c'est que dans ces 2 à 3 secondes, vous ne pensez plus à rien, si ce n'est taire cette douleur qui vous martèle le coeur et les pensées. Alors est ce de l'égsme? Pour moi non.
Par contre, ce qui sauve, c'est lorsque j'arrive à reprendre le dessus et que j'y pense à mes filles.
Je pourrais rester épiloguer longtemps sur le ressenti de la douleur, sur la dépression, sur le passage à l'acte, de toutes façons, chacun à son point de vue là dessus. Et moi, j'ai le mien. Je sais comment je fonctionne, je sais le degré de fragilité qui est en moi.
Avec la souffrance, on apprend à donner un nouveau sens à la vie, à changer ses valeurs et ses priorités, mais encore faut il pouvoir se donner les moyens, et tant que je n'aurai pas cette lueur, cette lumière qui me dit, vas y Éric, ça ne te touche plus, avance, alors je n'y arriverai pas.
Il m'est peut-être difficile de croire que j'irai mieux et que je pardonnerai, mais un jour viendra sans doute où je pourrai me dire enfin : « La vie continue et je suis heureux d'en faire partie. »
Je suis un être unique et la peine que je ressens suite à mon divorce l’est tout autant. Cette période de deuil "sentimental" est déjà énormément remplie d’épreuves, de larmes et d’émotions. Mais il y aura des moments où l’espoir montrera le bout de son nez. Puis, viendra enfin la guérison.
Le processus de deuil d'une séparation est propre à chaque personne. Il faut éviter de comparer le chagrin de l’un avec celui de l’autre. Il faut prendre les choses dans l’ordre où elles viennent et il faut éviter de presser la guérison. Refuser de vivre son deuil ne fait que le prolonger. Et je le vis, et moi je le trouve déjà trop long et tros pénible.

jeudi 19 mars 2009

Un vendredi pas comme les autres

Demain c'est vendredi.
Comme chaque fin de semaine où j'en ai la garde, je vais ramener les filles chez Mme-ex demain soir.
Ce soir, je ne dirai rien d'autre que dans ce tunnel où je me trouve, toutes les lumières se sont éteintes.
Je ne sais si je pourrai encore prendre la plume. Ces derniers temps j'y prenais plaisir, parce que quelque part j'y évacuais un peu de tout mon stress, de tout ce que j'avais sur le coeur, de tout mon mal être. Mais le calme apparent dans lequel je me trouve depuis trois jours n'a rien montré de bon par le passé!
Alors espérons que ce blog n'est pas déjà arrivé à son terminus, et que personne ne descend.


mardi 17 mars 2009

Emission de télé

Hier soir, je suis tombé tout à fait part hasard sur un reportage sur la chaîne Jimmy.
C'était sur les URGENCES.
24 heures dans la peau des urgentistes dans une grande ville. J'y ai vu des instants de ma vie. Je ne sais pourquoi, mais par trois fois, ils se sont arrêtés sur des moments douloureux, trois personnes ayant fait des TS. Décidemment! Deux en réchapperont, une sans gravité, l'autre beaucoup plus, et la troisème n'aura pas cette chance. Et elle laisse derrière elle un grand vide. Quelque chose qui m'aura touché dans les paroles du médecin sur la personne décédée, est qu'effectivement c'est une mort violente, à laquelle l'on ne s'attend que très rarement, mais dans ces moments là, malgré le choc, ils s'en détachent plus facilement, car ils n'auront pas discuté avec la personne avant son décès, ils n'auront pas eu d'échanges verbaux qui se seront malgré tout soldés par la suite par la mort.
On ne comprend jamais le geste d'une personne qui le fait, parce que l'on est de l'autre côté de la porte. Je ne vous souhaite pas de l'ouvrir. Vous verrez que c'est un endroit pleins de tourments.
Le plus difficle? Revenir vers cette porte, la rouvrir et se diriger vers cette lumière qu'est la vie.

lundi 16 mars 2009

La reprise

Ce matin, c'était la reprise au boulot, après cette semaine de pseudo vacances.

Étant donné que c'est au tour des autres d'être en vacs, rajouté à cela une réunion à Paris, je me retrouve seul dans ce grand bureau pour deux jours.

Ça a au moins le mérite que j'essaie un peu plus de me concentrer sur ce que je fais. Pas à 100%, mais cette journée se sera écoulée relativement rapidement.

Sinon, là haut, cette petite machine à penser? Toujours aussi productive. Si seulement il n'existait que le bon, si l'on pouvait faire disjoncter l'hémisphère où se produisent les pensées négatives. En ce moment, il n'y a que ce côté là qui bosse chez moi. Ce doit être la raison pour laquelle j'ai la tête qui penche seulement d'un côté, à force d'être remplie de mauvaises ondes.

vendredi 13 mars 2009

Post de la semaine

C'est vendredi.
Ce soir je récupère les trois margoulettes. Cette semaine de vacances a été longue et pénible nerveusement. D'ailleurs, cela fait sept mois que c'est comme cela.
Je suis paumé. Comme si c'était la première fois que j'allais m'occuper seul d'elles.
Je ne pourrai jamais me mettre dans leur petite tête, mais c'est déjà tellement difficile pour moi de ne les voir qu'une semaine sur deux, que je ne sais pas ce que elles, elles ressentent.
Je leur pose trop de questions et je me fais mal en même temps. Mon ego a été touché au plus profond, et malgré moi, je n'arrive pas à me contenir . Mais je ne sais plus ce qui est bien de ce qui ne l'est plus. Elles se retrouvent ballottées une semaine sur deux d'une maison à l'autre. Une semaine c'est papa, l'autre c'est maman. C'est à dire qu'une semaine sur deux il leur manque la chaleur de l'un des deux. Mais peut être s'en accommodent elles bien? Je ne peux répondre à leur place.
Mais d'après Mme-ex, chez elle, tout va bien. Je suis un inquisiteur, parce que je les questionne sans cesse. Sur ce que je ne devrais pas également, je ne le nie pas, mais aussi sur les choses qui me paraissent normales, est ce que tout va bien, qu'est ce qui ne va pas, et patati et patata.....
Mme-ex, elle, ne demande jamais rien. Sa réponse: "Mais je ne leur pose jamais de questions moi, elles n'ont qu'à m'en poser!"
C'est évident. Quand mon Ptit Bidou a fait sa fugue du collège, tu ne t'es pas posée la question de savoir ce qu'elle avait pu voir chez toi, et que tu ne t'en cachais pas non plus. Et ce n'est pas la première fois. Comme si c'était agréable d'avoir un coup de fil du collège:
" M CHRISTIEN ?"
" Oui ", " Voilà, votre fille n'a pas réintégré les classes cet après midi ! ".
Heureusement que j'ai pu la joindre sur son portable, et qu'elle ait bien voulu décrocher. C'est super flippant d'avoir un de ses ptits amours en pleurs à l'autre bout du fil. Elle avait fait 5 bornes à pied pour venir chez moi.
Mais je ne leur ai pas fait le coup qu'elle a fait l'autre fois. Toujours un coup de fil du collège.( entre parenthèses Mme-ex y travaille!). Ptit Bidou avait fait un malaise. Il fallait que je vienne la chercher. Gentiment, je leur dis que Mme travaille au collège. Oui, on sait, mais elle nous a dit que c'était votre semaine de garde! GLUPS
Je suis arrivé là bas, à l'infirmerie, et elle n'avait pas daigné venir la voir ne serait ce qu'une seconde, pour voir comment Bidou se portait. Mais elle ne pouvait s'absenter de son poste! 2 Minutes. 2 petites minutes pour s'inquiéter de son enfant. Ce n'est pas demander la lune! La terre ne s'arrêtera pas de tourner. Et si moi j'avais été dans l'incapacité de le faire?