samedi 4 avril 2009

Livres

Cela fait une semaine que je n'avais pas mis un petit mot. Pas que ce ne soient l'envie ni le temps qui me manquent, mais plutôt l'énergie.
La semaine dernière, ou plutôt celle d'avant, j'ai bougé mes fesses (du moins ce qu'il en reste) et suis allé acheter 3 bouquins. Ne me demandez pas d'où m'est venue cette idée, moi qui ai horreur de lire!
Voici ce que j'ai pris:
" Tout savoir sur le suicide pour mieux le prévenir " de Pierre SATET, très très intéressant, parce qu'il explique, ou donne des voies de compréhension du suicide à ceux qui côtoient des personnes suicidaires. Quelles sont les idées fausses sur le suicide, quels sont les facteurs de risque, quels sont le signes avant-coureurs, les éléments déclenchant, comment aider les personnes dépressives, etc...
Comme le dit l'auteur, "il ne s'agit pas d'être contre le suicide -tout jugement moral sur ce sujet est inacceptable- mais d'être pour sa prévention."
"Nul ne peut contester à l'être humain, qui n'a pas choisi l'heure de sa naissance, la liberté de choisir celle de sa mort. Sauf que ce n'est, le plus souvent, que la décision de ceux qui ont perdu toute liberté. Le suicidaire n'a, momentanément du moins, plus le choix. Sa souffrance est telle qu'elle le submerge, lui ôte toute option; la seule possibilité qui s'impose pour tuer cette souffrance, c'est de se supprimer."
Le second livre, est: " Leçons de vie " de Elisabeth KUBLER ROSS. Je ne l'ai pas encore terminé, mais il est tout aussi intéressant. Leçons de vie à assimiler au cours d'une vie, le sens de nos désirs, de nos peurs, de nos espoirs, l'amour, le deuil, le pouvoir, la culpabilité, la peur, le pardon ou encore le bonheur.
J'aurais du le lire il y a bien longtemps. Je me rends compte que par ma faute, j'ai gâché le bonheur des autres, et le mien.
Et enfin, le troisième, "Une vie après la vie " du Dr Moody. Des récits de personnes qui ont vécu des NDE ( Near Death Experience ), un passage à un moment de leur vie par la mort ,quelques instants, minutes, et racontent quasiment toutes les mêmes sensations: la traversée d'un long tunnel, la sortie de leur corps, un grande lumière, etc.... Un peu fatigant à la fin! Et la dernière page, qu'il a rajouté justement, est par rapport au tentatives de suicides! Ceux qui ont fait des TS et y ont réchappé, racontent que pour eux, c'était très désagréable. On emmène son mal être de l'autre côté.
Mais chacun pense ce qu'il veut, une autre étude dit l'inverse, mais par contre, ces personnes là ne l'ont jamais refait, parce qu'elles pensaient qu'elles avaient quelque chose à finir sur terre avant.
Voilà mes lectures.
Deuxième semaine d'antidépresseurs. Je suis complètement fatigué. Mais je ne vois pas encore l'effet, si effet il doit y avoir.
Pour finir aujourd'hui, juste un passage du livre de Pierre SATET ( dont le fils s'est suicidé ):
"Ce qu'il ne faut surtout pas faire avec un suicidaire: JUGER, MORALISER, CRITIQUER. Les phrases du type ,tu te rends compte de ce que tu vas faire?, as tu pensé à tes enfants, à tes parents?,ne servent qu'à le culpabiliser et ajouter à son trouble. Bien sûr qu'elle y a pensé, et si elle a décidé de passer outre, c'est que le problème est grave."
Bien sûr que j'y pense chaque jour!!!!!!

jeudi 26 mars 2009

Médocs

Hier soir, et malgré le refus que j'avais contre la prise d'antidépresseurs,ajoutée à cela une journée terrible émotionnellement et nerveuseument, je suis donc allé prendre ces petits médicaments à la pharmacie!
Mais quand je lis les contre-indications je ne sais si c'est vraiment la bonne solution, malgré le réconfort d'un spécialiste en la matière, mon cher psy, voici quelques effets indésirables fréquents:
"suicide, idée suicidaires: la dépression est associée à un risque accru de pensées suicidaires et de suicide!"
Génial, comme si j'avais en plus besoin d'en rajouter une couche! "L'expérience clinique générale laisse penser que le risque de suicide peut augmenter au cours des premières périodes de rétablissement." En gros, si je vais mieux par la suite, j'aurais envie de........!
"Les patients ayant des antécédents de comportement ou de pensées suicidaires, ou ceux exprimant un degré significatif d'idées suicidaires avant le début du traitement, présentent un plus grand risque de pensées suicidaires ou de tentatives de suicide et doivent être surveillés étroitement."
Je pensais que c'était pour mon bien. De toutes façons, c'est la dernière chose que je puisse faire. Après, qui "vivra", verra.

samedi 21 mars 2009

Sacrée soirée

Hier soir, j'ai passé ma soirée sur le canapé avec toujours la même musique en fond sonore.
Quand arriverai je à avoir des pensées positives? Elles existent pourtant, mais elles sont si brèves. Mes filles, ne pas les oublier. Je me dois d'être là. Elles n'auront jamais personne d'autre à qui dire "papa".
Je sais que c'est inimaginable pour beaucoup de monde de pouvoir penser que l'on puisse les laisser. On pourra employer toutes sortes de mots: lâcheté, abandon, non responsabilité, et que sais je encore?
Mais je puis vous assurer que dans toute une vie, il peut exister quelques fractions de secondes où plus rien n'a d'importance. Et surtout, bien pire, c'est que dans ces 2 à 3 secondes, vous ne pensez plus à rien, si ce n'est taire cette douleur qui vous martèle le coeur et les pensées. Alors est ce de l'égsme? Pour moi non.
Par contre, ce qui sauve, c'est lorsque j'arrive à reprendre le dessus et que j'y pense à mes filles.
Je pourrais rester épiloguer longtemps sur le ressenti de la douleur, sur la dépression, sur le passage à l'acte, de toutes façons, chacun à son point de vue là dessus. Et moi, j'ai le mien. Je sais comment je fonctionne, je sais le degré de fragilité qui est en moi.
Avec la souffrance, on apprend à donner un nouveau sens à la vie, à changer ses valeurs et ses priorités, mais encore faut il pouvoir se donner les moyens, et tant que je n'aurai pas cette lueur, cette lumière qui me dit, vas y Éric, ça ne te touche plus, avance, alors je n'y arriverai pas.
Il m'est peut-être difficile de croire que j'irai mieux et que je pardonnerai, mais un jour viendra sans doute où je pourrai me dire enfin : « La vie continue et je suis heureux d'en faire partie. »
Je suis un être unique et la peine que je ressens suite à mon divorce l’est tout autant. Cette période de deuil "sentimental" est déjà énormément remplie d’épreuves, de larmes et d’émotions. Mais il y aura des moments où l’espoir montrera le bout de son nez. Puis, viendra enfin la guérison.
Le processus de deuil d'une séparation est propre à chaque personne. Il faut éviter de comparer le chagrin de l’un avec celui de l’autre. Il faut prendre les choses dans l’ordre où elles viennent et il faut éviter de presser la guérison. Refuser de vivre son deuil ne fait que le prolonger. Et je le vis, et moi je le trouve déjà trop long et tros pénible.

jeudi 19 mars 2009

Un vendredi pas comme les autres

Demain c'est vendredi.
Comme chaque fin de semaine où j'en ai la garde, je vais ramener les filles chez Mme-ex demain soir.
Ce soir, je ne dirai rien d'autre que dans ce tunnel où je me trouve, toutes les lumières se sont éteintes.
Je ne sais si je pourrai encore prendre la plume. Ces derniers temps j'y prenais plaisir, parce que quelque part j'y évacuais un peu de tout mon stress, de tout ce que j'avais sur le coeur, de tout mon mal être. Mais le calme apparent dans lequel je me trouve depuis trois jours n'a rien montré de bon par le passé!
Alors espérons que ce blog n'est pas déjà arrivé à son terminus, et que personne ne descend.


mardi 17 mars 2009

Emission de télé

Hier soir, je suis tombé tout à fait part hasard sur un reportage sur la chaîne Jimmy.
C'était sur les URGENCES.
24 heures dans la peau des urgentistes dans une grande ville. J'y ai vu des instants de ma vie. Je ne sais pourquoi, mais par trois fois, ils se sont arrêtés sur des moments douloureux, trois personnes ayant fait des TS. Décidemment! Deux en réchapperont, une sans gravité, l'autre beaucoup plus, et la troisème n'aura pas cette chance. Et elle laisse derrière elle un grand vide. Quelque chose qui m'aura touché dans les paroles du médecin sur la personne décédée, est qu'effectivement c'est une mort violente, à laquelle l'on ne s'attend que très rarement, mais dans ces moments là, malgré le choc, ils s'en détachent plus facilement, car ils n'auront pas discuté avec la personne avant son décès, ils n'auront pas eu d'échanges verbaux qui se seront malgré tout soldés par la suite par la mort.
On ne comprend jamais le geste d'une personne qui le fait, parce que l'on est de l'autre côté de la porte. Je ne vous souhaite pas de l'ouvrir. Vous verrez que c'est un endroit pleins de tourments.
Le plus difficle? Revenir vers cette porte, la rouvrir et se diriger vers cette lumière qu'est la vie.

lundi 16 mars 2009

La reprise

Ce matin, c'était la reprise au boulot, après cette semaine de pseudo vacances.

Étant donné que c'est au tour des autres d'être en vacs, rajouté à cela une réunion à Paris, je me retrouve seul dans ce grand bureau pour deux jours.

Ça a au moins le mérite que j'essaie un peu plus de me concentrer sur ce que je fais. Pas à 100%, mais cette journée se sera écoulée relativement rapidement.

Sinon, là haut, cette petite machine à penser? Toujours aussi productive. Si seulement il n'existait que le bon, si l'on pouvait faire disjoncter l'hémisphère où se produisent les pensées négatives. En ce moment, il n'y a que ce côté là qui bosse chez moi. Ce doit être la raison pour laquelle j'ai la tête qui penche seulement d'un côté, à force d'être remplie de mauvaises ondes.

vendredi 13 mars 2009

Post de la semaine

C'est vendredi.
Ce soir je récupère les trois margoulettes. Cette semaine de vacances a été longue et pénible nerveusement. D'ailleurs, cela fait sept mois que c'est comme cela.
Je suis paumé. Comme si c'était la première fois que j'allais m'occuper seul d'elles.
Je ne pourrai jamais me mettre dans leur petite tête, mais c'est déjà tellement difficile pour moi de ne les voir qu'une semaine sur deux, que je ne sais pas ce que elles, elles ressentent.
Je leur pose trop de questions et je me fais mal en même temps. Mon ego a été touché au plus profond, et malgré moi, je n'arrive pas à me contenir . Mais je ne sais plus ce qui est bien de ce qui ne l'est plus. Elles se retrouvent ballottées une semaine sur deux d'une maison à l'autre. Une semaine c'est papa, l'autre c'est maman. C'est à dire qu'une semaine sur deux il leur manque la chaleur de l'un des deux. Mais peut être s'en accommodent elles bien? Je ne peux répondre à leur place.
Mais d'après Mme-ex, chez elle, tout va bien. Je suis un inquisiteur, parce que je les questionne sans cesse. Sur ce que je ne devrais pas également, je ne le nie pas, mais aussi sur les choses qui me paraissent normales, est ce que tout va bien, qu'est ce qui ne va pas, et patati et patata.....
Mme-ex, elle, ne demande jamais rien. Sa réponse: "Mais je ne leur pose jamais de questions moi, elles n'ont qu'à m'en poser!"
C'est évident. Quand mon Ptit Bidou a fait sa fugue du collège, tu ne t'es pas posée la question de savoir ce qu'elle avait pu voir chez toi, et que tu ne t'en cachais pas non plus. Et ce n'est pas la première fois. Comme si c'était agréable d'avoir un coup de fil du collège:
" M CHRISTIEN ?"
" Oui ", " Voilà, votre fille n'a pas réintégré les classes cet après midi ! ".
Heureusement que j'ai pu la joindre sur son portable, et qu'elle ait bien voulu décrocher. C'est super flippant d'avoir un de ses ptits amours en pleurs à l'autre bout du fil. Elle avait fait 5 bornes à pied pour venir chez moi.
Mais je ne leur ai pas fait le coup qu'elle a fait l'autre fois. Toujours un coup de fil du collège.( entre parenthèses Mme-ex y travaille!). Ptit Bidou avait fait un malaise. Il fallait que je vienne la chercher. Gentiment, je leur dis que Mme travaille au collège. Oui, on sait, mais elle nous a dit que c'était votre semaine de garde! GLUPS
Je suis arrivé là bas, à l'infirmerie, et elle n'avait pas daigné venir la voir ne serait ce qu'une seconde, pour voir comment Bidou se portait. Mais elle ne pouvait s'absenter de son poste! 2 Minutes. 2 petites minutes pour s'inquiéter de son enfant. Ce n'est pas demander la lune! La terre ne s'arrêtera pas de tourner. Et si moi j'avais été dans l'incapacité de le faire?

jeudi 12 mars 2009

Jeudi matin.......

Aujourd'hui, la prose n'est pas de mise.
Ce n'est pas que je n'ai rien à raconter, mais c'est pas la pêche. L'après midi d'hier m'a semblé interminable, jusqu'à l'heure d'aller se coucher. Le CD du GRAND BLEU a tourné en boucle. Certes, ce n'est pas spécialement une musique des plus gaies, mais elle reflète tout à fait l'humeur du moment. (PS: Un petit clic sur jeudi matin, et la vidéo est là.)
Je voudrais vous dire ô combien je me retrouve dans cet acteur. Quand je le vois descendre au plus profond des abîmes, c'est ma situation actuelle. Mais je voudrais bien faire comme lui par moments, remonter à la surface après avoir touché le fond.
La vie n'est qu'un mauvais challenge. Une compétition où il n'y a qu'un joueur, vous. Jouer contre soi-même. Y a t'il quelque chose à y espérer? Du jour où vous arrivez sur terre jusqu'au jour où vous la quitterez, ce sera un éternel combat. Mais tout combat n'est pas vain. Il est ponctué de victoires, de victoires sur la vie. Qu'est t'il également de plus beau que de la donner cette vie?
On peut avoir des frères, des soeurs et des amis à foison mais on n'a qu'un seul papa... et quand on est papa, rien ne compte plus que ses enfants ! Alors pourquoi ma responsabilité se cache t'elle tout à coup derrière un masque?
Et souvenez vous tout simplement également de la fin de ce magnifique film!

mercredi 11 mars 2009

RDV avec un psy!

Hier, en fin d'après midi, j'y suis allé à mon RDV avec le psy.
SUPER!
41 euros les 1 heures d'attente et dix minutes dans son bureau, avec en poche une nouvelle ordonnance pour un autre médoc pour calmer les angoisses de la journée, et la prise d'un autre RDV pour la semaine prochaine, que je viens d'ailleurs d'annuler à l'instant.
Je me suis gouré de boulot. J'aurais du faire psy! Deux RDV en deux semaines avec au bout du compte une question, qu'est ce que ça m'a apporté? Binnnnnnnn, rien en fait. Juste le temps de lui dire que la cocotte minute pouvait exploser à chaque instant.
Mais pas paniqué le DOC! On va approfondir cela! Vous prenez trop toutes les choses sur vous. Mais bien sur, comme si j'en avais rien à faire de tous ces trucs qui me tombent sur le coin de la ciboulette ( gros mots interdits!).
Comme si je les subissais avec joie, et que cela ne me touche aucunement.
Mais bon, si l'on reprend l'étymologie du mot "psychiatrie", il en ressort que c'est l'étude des maladies mentales, de l'âme et de l'esprit, en fait la médecine de l'âme!
Donc, si je vais voir un psy, c'est que je suis malade mentalement! Mais non, je veux juste savoir si, comment je peux m'en sortir! Mais je suis dans cette période où je doute de tout, même de savoir si je veux m'en sortir.
Il m'a tout de même laissé entendre un arrêt de travail. Pour l'instant, j'arrive tant bien que mal à gérer le boulot. Il y a bien un jour où j'ai failli partir parce que je sentais que quelque chose m'échappait, que mes réactions face aux évènements étaient inadaptées.
Et je ne sais même pas pourquoi je m'y raccroche à ce boulot, alors que je n'arrive même pas à me raccrocher aux choses les plus essentielles de la vie.
Je reste cloîtré à la maison. Je suis là, à vous raconter chaque jour depuis le début de mes vacances ce qui me trotte dans la tête.
Alors je vous écoute aussi. Et je pense à ce que vous me dites. Éric tu n'as pas fait le deuil d'avec ton ex. C'est quelque chose qui m'interpelle. Pourquoi sommes nous tout le temps obligés de faire le deuil des moments de notre vie que nous n'avons pas désirés? On nous parle de faire le deuil après la disparition de quelqu'un. Mais faire le deuil, c'est être résigné à en être privé. Mais être résigné c'est quoi? C'est renoncer à se battre, c'est manifester du fatalisme. Et être fataliste, c'est accepter les choses sans s'opposer à leur déroulement, c'est accepter le destin.
Mais on peut choisir aussi son destin!

mardi 10 mars 2009

Mes filles

Aujourd'hui, je vais parler de vous.
Comment m'est il possible de pouvoir imaginer un instant ne pouvoir me raccrocher à quelqu'un si ce n'est à vous?
Je vous ai vues, chacune de vous, arriver sur cette terre. Vous n'avez pas demandé à y venir, c'est seulement papa et votre mère qui en ont décidé ainsi.
Quel instant magique, celui où vos petites têtes ont vu le jour. Ce sont trois moments tellement forts, que l'on ne peut les oublier. Et surtout, ce sont des secondes de bonheur qui ne pourront se répéter.
Je n'ai pu, voulu garder à la maison les cassettes vidéos immortalisant à jamais toutes ces petites scènes de votre vie, de vos premiers cris à vos premiers pas, vos bêtises aussi. De toutes façons, les souvenirs sont ancrés, et il n'est besoin de les voir sur une télé. Certes, elles aident à se remémorer des instants dont on ne se souvient plus, mais les plus beaux, eux, pas la peine, ils sont éternels.
Alors parfois je me dis que la meilleure solution serait de quitter cette région afin de pouvoir me reconstruire, avec vous, mais la garde alternée serait impossible. Et il n'est pas question non plus de vivre sans vous. Alors la question serait de savoir et de vous demander ce qui me semble cruel: voulez vous rester avec papa ou avec votre mère? C'est si terrible d'imaginer cela.
Et pourtant nous en avons discuté. Mais ce serait vous rajouter encore plus de difficultés dans votre petite vie pas rose du moment. Et puis de toutes façons, les problèmes, on les emmène avec soi! Ils ne font fi de la distance.
Comment un papa peut il être aussi abject que de vouloir, pouvoir commettre ce crime de lèse majesté qu'est de vous laisser ici sans moi. C'est idiot à dire, mais rien que le fait de pouvoir vous cajoler dans vos chagrins est quelque chose de fabuleux, vous faire des bisous comme cela, n'importe quand, tout simplement parce qu'on a envie de vous embrasser très fort.
Que pouvez vous penser de votre père?

lundi 9 mars 2009

Tout mettre en ordre


Ce matin, j'ai continué à faire de l'ordre dans toutes mes affaires. En fait, je fais le vide de tas de choses.

Hier soir, j'ai eu du mal à m'endormir. Le chagrin de Ptit bouli dans mes bras m'a très fortement touché.

Je ne cesse de parcourir la toile afin de lire, lire et encore lire, de me documenter sur l'acceptation d'un divorce, le deuil du divorce, le deuil tout court, la perte d'un être cher, la reconstruction après la perte d'un proche, ma culpabilité, ma responsabilité de partir, les conséquences illimitées sur la famille.

Ma ptite maman adorée a déjà perdu un des mes grands frères lors d'un accident tragique. Pourquoi à l'instant où j'écris ces mots ne puis je y penser? Pourquoi cette douleur extrême, monumentale, cet épuisement et cette difficulté à vivre font que plus rien n'a d'intérêt, que plus rien ne vaut la peine d'être vécu. Un vide que j'ai du mal à combler.

Il ne faut pas que qui que ce soit ne pense que l'on a pas pu m'apporter d'aide. Je suis malheureusement comme mon papa, tout est à l'intérieur. Non ce n'est pas un refus. Je pense que c'est une gêne d'embêter l'autre. Et encore faut il savoir l'aide dont on a besoin, si de l'aide il y a besoin!

Je ne le sais moi même. L'aide à surpasser ce cap?

Et ces phrases lancinantes, laisse le temps faire, tu verras après ce n'est que du bonheur, tu as tout pour toi.......

La solution est donc là? Cette patience que je n'ai pas?
J'ai passé la journée entière devant mon écran. Le seul moment où j'ai mis les pieds dehors, c'est pour descendre les poubelles! Quelle journée! Épuisante, surtout pour les yeux. Et j'y suis encore.
Et là haut, ça gamberge à toute berzingue. Pire qu'un grand prix de formule un. Les idées se bousculent à savoir laquelle des plus noires, ou des plus joyeuses arrivera en tête. Encore faille t'il qu'une seule idée évoquant la joie ne passe!

dimanche 8 mars 2009

JUDO

Ce matin, j'ai bien fait d'appeler chez Mme-ex pour demander à Bidou si ça lui dirait d'aller voir sa ptite soeur à la compète de judo en moto. J'aurais mieux fait de ne pas lui proposer cela, car en fait le temps est vraiment incertain, et faire 150 bornes aller retour avec le risque de la ramener trempée de haut en bas, ce serait pas cool. Mais dans un autre sens, le coup de fil a permis à mon ptit bouli (la judokate) de me dire que son passeport n'était pas chez sa maman. Du coup, j'ai vérifié à la maison, et il était planqué sous le mien! Heureusement, car sinon elle n'aurait pu s'inscrire faute de passeport! C'est tout de même la compète départementale avec au bout une qualif pour la régionale. Du coup, ni une ni deux, 5 minutes plus tard elle avait son passeport. Mais Bidou l'avait un peu mauvaise parce que je l'ai amené en moto. Du coup, à peine rentré, le téléphone sonnait, c'était elle qui rappelait pour savoir si j'étais certain pour le temps qu'il allait faire. Désolé mon Bidou, je suis pas météorologue!
Malheureusement, mon ptit bouli n'aura pas gagné tous ses combats. Mais je suis bien content d'être allé là bas, même si c'est pour la voir perdre, car au moins, lorsque qu'elle a eu ses gros chagrins, j'étais là! Elle qui ne laisse transparaitre que rarement ses émotions, elle à qui il est pratiquement impossible de faire des calins, là, j'ai pu la serrer très fort dans mes petits bras, et lui donner toute la tendresse que je veux lui donner.
Je vous aime mes filles!

samedi 7 mars 2009

Des vacances pas comme les autres

Il est 14H35.
Je suis en vacances pour une semaine. Je ne sais pourquoi, mais ce mot n'a aucune valeur. Je devrais plutôt dire que j'ai sept jours seul.
Je suis donc allé voir un psy mercredi matin. Le rendez vous n'a pas duré très longtemps, car en fait il s'agissait DU premier rdv, simplement pour faire connaissance, et pour savoir ce qui m'amenait chez lui.
Excepté le fait de lui avoir dit que je venais de divorcer, que j'avais fait une TS au mois d'octobre, que je me voyais débuter les travaux de construction de l'équivalent du second tunnel sous la Manche, mais que je pensais franchement que c'était une utopie de voir un jour la lumière à l'autre bout, que ce petit mot de trois lettres n'avait plus aucun sens sur cette terre, que mes journées et mes nuits étaient devenues des calvaires, qu'en fait tout allait de travers, j'ai eu deux propositions, dont une que j'ai acceptée. Une ordonnance pour un petit flacon pour m'aider à dormir. La seconde, refusée, une hospitalisation pour me déconnecter de tout.
Je sais, me direz vous, que dans certains cas extrêmes il faut savoir pouvoir mettre de côté son ego et accepter certaines aides. Mais je fais exactement ce qu'il ne faut pas faire dans ces cas là, se replier sur soi-même.
J'ai de nouveau RDV avec lui mardi, pour parler à tête reposée de tout cela. Je ne sais pas pourquoi je vais y retourner. En tous les cas, cela fait trois nuits que je ne me suis pas réveillé à des heures pas possibles sans aucune possibilité de retrouver le sommeil.
Cela m'a permis d'arriver sans encombre jusqu'à aujourd'hui, sans faire trop paraître mon mal être aux filles.
Je voudrais que ce blog soit pour vous, mes filles, une façon de constater à quel point votre papa est mal dans sa peau.
Mais je veux surtout que vous sachiez, et je ne le répéterai jamais assez, que vous n'y êtes pour rien dans toute cette mauvaise histoire. Certes, elle est déjà écrite pour vous. Vous n'avez même pas eu votre mot à dire. La décision a été prise ainsi. Unilatéralement. Même si j'avais dit que je ne voulais pas divorcer, maman serait partie.
Il y avait une très belle histoire avant que maman ne décide de divorcer. Je me sens coupable encore une fois de n'avoir pu stopper la machine qui n'avait plus de freins.
Alors vous vous demandez sans doute pourquoi on en est arrivé à cela? Papa est un être très fragile qui demande beaucoup d'attention. Je ne suis pas égoïste, mais je voulais simplement me sentir aimé. C'est aussi pour cela que papa était, est quelqu'un de jaloux. La peur d'être quitté et de se retrouver seul. C'est certain, là j'ai encore gagné le gros lot!
Quand il était petit, papa a eu la chance d'avoir beaucoup d'attention de la part de grand mère. D'ailleurs, quand on va la voir et qu'elle m'appelle encore "mon coco", ça vous faire rire. Est ce parce que j'ai eu tellement d'amour de sa part que j'en demandais autant à votre maman? Je n'en sais rien. Au fil du temps, malgré les derniers mois qui furent très difficiles à la maison, parce que chargés de beaucoup de tension entre maman et moi, je n'ai plus réussi à me contrôler.
Je savais que je n'arriverais plus à garder votre mère auprès de nous. Et du jour où elle est partie, une partie de notre vie s'en est allée avec elle. Un maillon de la chaîne s'est brisé, et nous ne pourrons jamais le réparer.
Vous avez remarqué que papa malgré tous ses efforts, est dépassé par la situation. Je n'arrive plus à faire le distinguo entre ce qui est bien de ce qui est mal, de ce que je dois faire, dire etc...
Je me coupe de tout le monde. Restent les meilleurs amis, ceux qui prennent de vos nouvelles. Les autres n'osent peut être pas. Et je ne peux dire ma souffrance à tout le monde. Ça va une fois, mais après même si on ose pas le dire, ça gave les gens. Alors autant ne rien dire et ne pas les déranger.
Maman a la force de faire le contraire et c'est bien mieux pour vous.

mardi 3 mars 2009

Je m'enfonce encore un peu plus

Hier, j'ai découvert que ma grande s'était mise à fumer. De plus, elle niait alors que ça sentait l'odeur de tabac froid à plein nez dans le garage. Mais elle a dû l'avouer à la fin. Je me suis énervé et elle a pleuré.
Je ne contrôle plus rien. Je ne suis plus moi même. Je m'enfonce tout seul et je suis au stade où je ne sais plus si je veux m'en sortir.
Je suis allé voir mon toubib pour lui dire que je ne dormais plus, et que beaucoup d'idées noires m'envahissaient. Mais pas de solution, si ce n'est d'aller consulter un psy!
Le soir, le lave vaisselle est tombé en rade! Mais que m'arrive t'il donc!
Je n'en peux plus.

lundi 2 mars 2009

Un trou sans fond?

Il est 8 heures. Je suis seul avec ma ptite Razmokette ( 8 ans et pleine d'énergie ). Elle est seule en bas, à prendre son petit déjeuner. Et moi, je devrais être à ses côtés. Mais non, je suis devant mon écran, à taper sur ce clavier. Je suis réveillé depuis 3h30 du matin. D'habitude, mon réveil interne ne se déclenche qu'à 5 heures. Mais hier matin, Ptit Bidou ( ma grande de 14 ans ) avait quelque chose sur le coeur. Il y avait un peu de moi, mais plus de sa maman. Mais comme cela dépasse l'entendement, je ne puis en parler. Moi aussi je pensais avoir tout vu, et entendu, mais là, la sidération n'a plus de limites.
Alors, la nuit, les démons se sont réveillés. Et cette petite masse cérébrale, s'est mise à travailler comme à son habitude. Et ce n'est jamais dans le bon sens. La fin d'année dernière était emplie d'une tristesse et d'un dégoût de la vie qui s'étaient estompés en ce début d'année, mais tel un marteau piqueur, c'est reparti depuis deux semaines. Je suis à la limite de ne plus savoir ce qui est le mieux. Et je n'entrevois que le pire. Je m'en veux terriblement pour mes filles. Depuis qu'elles ont poussé leur premier cri, elles m'ont rempli ma petite vie de beaucoup de bonheur.
Alors pourquoi est ce que je n'arrive pas à me raccrocher à cela. L'homme est il si faible que cela?

vendredi 27 février 2009

Un grand merci à quelqu'un qui en vaut la peine

Aujourd'hui, et avant de continuer, je voudrais dire un grand merci à une femme, qui s'appelle Virginie, et qui est dotée d'un coeur gros comme cela.
Au mois d'octobre, alors que ma peine était aussi immense que celle d'aller voir de l'autre côté si c'est aussi moche qu'ici, un petit bout de femme que je ne connaissais que depuis peu, a senti un soir, dans ma voix, et mes réactions sans doute que l'improbable allait se passer. Je lui avais promis de la rappeler dans la soirée, et je ne l'ai jamais fait, et pour cause.
Ne jugez pas l'acte que j'ai commis, j'ai entendu de tout à ce sujet là. Mais ce petit bout de femme, elle, a fait ce qui fait que je suis encore là à pouvoir l'écrire.
Elle a appelé les pompiers, et je me suis réveillé le lendemain aux urgences psy! Et elle, contrairement à Mme-ex, s'est inquiétée les jours suivants également de ma santé. Non, comme le soutiendra Mme-ex, ce n'était pas un appel au secours, et oui, je sais, mes trois filles n'ont pas demandé à venir sur terre, et surtout pas que je leur impose cela.
Mais croyez moi, sans me juger, que dans ces moments là, même ce qu'il y a de plus beau au monde ne suffit plus à vous convaincre que ce que vous faites est terrible.
Mais j'aurai l'occasion d'en reparler, car c'est un sujet sur lequel on peut débattre des heures, et sur lequel je veux absolument que vous ayez l'occasion de savoir et d'apprendre ce que vous ne voulez peut être pas entendre, les tenants et les aboutissants de ce qui peut amener à ce geste.
Mais encore merci à Virginie, une femme au grand coeur, qui elle aussi n'a pas été gâtée par la vie avec son ex.

jeudi 26 février 2009

Par où commencer?

Reprenons un peu le cours des septs mois qui se sont écoulés.

A en lire mes derniers messages de l'année dernière, la séparation, où plutôt le départ de Mme-ex de la maison avait été assez difficile. Je n'ai eu la garde des filles que les week-ends du mois d'août. On n'est pas préparé à cela. Au début, c'est le vide total. La dernière fois où je me suis retrouvé tout seul, cela datait du mois de février de l'année dernière.

Le matin, comme il faisait beau, je suis parti au boulot en moto. Le midi, je rentre et remarque que notre voiture ( un 806 Peugeot très utile pour caser la tribu ) n'est pas devant le garage. C'est les vacances, je me dis qu'elles ont du partir faire quelques courses et que je vais toujours préparer à manger. Je rentre dans la salle, et là, un mot qui tient sur un post- it! Je suis partie avec les filles, n'essaie pas de me joindre!

Panique totale.

J'appelle sa soeur pour savoir si elle est au courant, si elle sait où elle a pu partir avec NOS filles. Réponse négative. Dans la soirée, elle daignera enfin répondre sur son portable.

Et c'est là que l'inacceptable se révèle. Elle est chez sa soeur, à 750 kilomètres de la maison. Chez cette soeur qui a osé me dire qu'elle ne savait pas où elle avait pu partir!

Pendant toute cette journée, les idées les plus folles me sont passées par la tête, comme les plus morbides d'ailleurs. Il aurait pu arriver n'importe quoi sur la route, que je n'aurais même pas pu embrasser mes filles!

vendredi 20 février 2009

Le retour

Je me décide à revenir et à raconter ce qui s'est passé depuis que mon ex, ce coup ci c'est officialisé, a quitté définitivement le domicile.
Quatorze kilos en moins plus tard, le jugement de divorce prononcé, c'est avec beaucoup de difficultés que je reprends la plume.
Il va m'en falloir du temps à mettre par écrit tout ce qui s'est passé. Un pas beaucoup de bien, pour énormément de choses très désagréables.
Mais je vais prendre le temps de repenser à la chronologie de ma descente aux enfers. Et vous constaterez que malheureusement, je suis passé par quelque chose de pas trop agréable à dire. Mais patience, si vous avez du temps à me consacrer, vous verrez que pour moi, comme pour beaucoup de monde dans ce cas là, le divorce est quelque chose à vivre auquel on n'est pas préparé du tout.
Avant, ce sont toutes les belles résolutions, mais quand on y est, on peut en jeter à la poubelle la majeure partie, car rien ne se déroule vraiment comme on l'avait espéré.
A suivre!