Hier soir, j'ai passé ma soirée sur le canapé avec toujours la même musique en fond sonore.
Quand arriverai je à avoir des pensées positives? Elles existent pourtant, mais elles sont si brèves. Mes filles, ne pas les oublier. Je me dois d'être là. Elles n'auront jamais personne d'autre à qui dire "papa".
Je sais que c'est inimaginable pour beaucoup de monde de pouvoir penser que l'on puisse les laisser. On pourra employer toutes sortes de mots: lâcheté, abandon, non responsabilité, et que sais je encore?
Mais je puis vous assurer que dans toute une vie, il peut exister quelques fractions de secondes où plus rien n'a d'importance. Et surtout, bien pire, c'est que dans ces 2 à 3 secondes, vous ne pensez plus à rien, si ce n'est taire cette douleur qui vous martèle le coeur et les pensées. Alors est ce de l'égoïsme? Pour moi non.
Par contre, ce qui sauve, c'est lorsque j'arrive à reprendre le dessus et que j'y pense à mes filles.
Je pourrais rester épiloguer longtemps sur le ressenti de la douleur, sur la dépression, sur le passage à l'acte, de toutes façons, chacun à son point de vue là dessus. Et moi, j'ai le mien. Je sais comment je fonctionne, je sais le degré de fragilité qui est en moi.
Avec la souffrance, on apprend à donner un nouveau sens à la vie, à changer ses valeurs et ses priorités, mais encore faut il pouvoir se donner les moyens, et tant que je n'aurai pas cette lueur, cette lumière qui me dit, vas y Éric, ça ne te touche plus, avance, alors je n'y arriverai pas.
Il m'est peut-être difficile de croire que j'irai mieux et que je pardonnerai, mais un jour viendra sans doute où je pourrai me dire enfin : « La vie continue et je suis heureux d'en faire partie. »
Je suis un être unique et la peine que je ressens suite à mon divorce l’est tout autant. Cette période de deuil "sentimental" est déjà énormément remplie d’épreuves, de larmes et d’émotions. Mais il y aura des moments où l’espoir montrera le bout de son nez. Puis, viendra enfin la guérison.
Le processus de deuil d'une séparation est propre à chaque personne. Il faut éviter de comparer le chagrin de l’un avec celui de l’autre. Il faut prendre les choses dans l’ordre où elles viennent et il faut éviter de presser la guérison. Refuser de vivre son deuil ne fait que le prolonger. Et je le vis, et moi je le trouve déjà trop long et tros pénible.
Ensemble
Il y a 3 ans
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